ABELL Kjeld
Auteur dramatique danois.
Un des trois grands, avec Munk et Soya, du théâtre danois entre 1925 et 1960, le plus subtil peut-être, exerçant son talent dans le registre le plus étendu.
Il débute au théâtre comme décorateur. Il présente au Théâtre-Royal un ballet, Enken i spejlet (la Veuve au miroir, 1934). Sa création suivante, Melodien der blev vaek (la Mélodie qui s'était évaporée, 1935), jouée sur une scène marginale, semble tributaire du théâtre de la Foire. C'est une comédie à couplets qui nous fait connaître un « col blanc » désabusé. Son existence casanière l'étouffe. Il paraît s'enliser jusqu'au jour où il « entend la mélodie ». Il est saisi par le désir de vivre véritablement. Il aime, il est aimé. Abell déteste tout ce qui fait obstacle à l'épanouissement individuel. Ainsi est-il l'adversaire de l'éducation traditionnelle. Ève (ou son effigie), prisonnière d'un musée, regrette de n'avoir pas fait l'expérience de l'enfance. Cette faveur lui est accordée. Elle déchante vite (Eva aftjener sin barnepligt , Ève fait son service d'enfant, 1936). Elle constate que la tracassière autorité parentale et l'obscur acharnement des pédagogues ne peuvent que détruire le génie de l'individu. En 1939, on le voit militer contre le neutralisme du gouvernement danois dans une curieuse pièce-parabole, Anne Sophie Charlotte , qui obtiendra un grand succès peu avant l'arrivée des troupes allemandes. Abell se réfugie en Suède. Plus tard, il célèbre la gloire de la Résistance danoise (Silkeborg, 1946) et milite ensuite contre le péril atomique : Dage paa en sky (Journées sur un nuage, 1947) et Skiget (le Cri, 1961). Son style de théâtre, déjà fort complexe au temps d' Anne Sophie Charlotte , mais encore assez proche du réalisme, va changer. Abell nous propose des schémas dramaturgiques de plus en plus raffinés. Il s'éloigne sans doute du grand public. Mais il reste fidèle à sa pensée, à son projet. Il veut faire triompher partout la vigueur et l'authenticité de la vie : Vetsera blomster ikke for enhver (Vetséra ne fleurit pas pour tout le monde, 1951), Den blaa Pekingeser (le Pékinois bleu , 1954).
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La recharge est aujourd’hui l’un des principaux freins à l’achat d’une voiture électrique, au même titre que l’autonomie, les deux étant d’ailleurs fortement liés. En attendant le développement de la batterie solide, qui permettra de parcourir plus de 1 000 kilomètres en une seule charge avec une recharge quasiment instantanée, il est important que le réseau de bornes se développe. Si l’on est encore loin des 100 000 points de recharge promis par le gouvernement pour fin 2021, le site de l’Avere France en décomptait 77 318 au 30 novembre dernier. Mais si le nombre de bornes et d’opérateurs est en constante hausse, un autre obstacle refroidit certains automobilistes : le prix.
